Marc Vanduffel Création

Grisette (Carcharodus alceae)

Grisette | (Carcharodus alceae)

Papillons diurnes / Hesperiidés
Grisette, Hespérie de l'alcée

Ce petit hespéridé aux allures de papillon nocturne est très discret et mobile.

On le détecte pourtant de mieux en mieux, grâce à la recherche des œufs sur les mauves.

Il semble en extension chez nous, peut-être favorisé par le réchauffement climatique.

 


Grisette Carcharodus alceae PapillonsEspèce menacée : Non

Evolution actuel : Extension

Espèce invasive : Non


 

Distribution en Wallonie :

Initialement considérée comme en limite septentrionale de son aire et uniquement présente en Haute Belgique jusqu’en 2000, l’espèce a depuis largement progressé vers le nord, sans doute favorisée par le changement climatique et est maintenant régulièrement observée en Flandre.

Le dessus de ce papillon aux allures de nocturne est chamarré de brun clair, gris et brun-noir, avec des petites taches blanches sur le bord des ailes.

Le dessous est brun et parsemé de petites taches claires.

*Source biodiversite.wallonie.be 

L’espèce fréquente les biotopes chauds et secs, carrières, friches, pelouses sèches, talus, prairies fleuries, jardins bien ensoleillés et autres endroits rudéraux…

Elle pond sur diverses plantes-hôtes (w = observé en Wallonie): Malva moschata (w), Malva alcea (w), Malva sylvestris (w), Alcea rosea (w), Althaea officinalis.

Les œufs sont généralement isolés sur les feuilles, plus rarement sur la tige ou les fleurs.

1 à 2 (voire 3) générations se succèdent au cours de l’année.

Les adultes volent surtout de fin avril à août, avec un premier pic discret en mai-juin, et un second pic plus important vers la mi-juillet.

Il est possible de trouver des œufs, chenilles de différents stades, chrysalides et imagos au même moment, en raison de l’étalement et du chevauchement des générations.

L’espèce hiverne au dernier stade chenille, dans un étui (hibernarium).

 

L’aire de répartition actuelle de l’espèce a augmenté de plus de 100% par rapport à la période 1985-2000, grâce à sa découverte dans de nouvelles stations en Fagne-Famenne-Calestienne, en Condroz et au nord du sillon sambro-mosan. La détection de cette espèce discrète a en effet été fortement améliorée ces dernières années grâce à des recherches ciblées sur les œufs.

En limite d’aire de répartition chez nous, cette espèce thermophile pourrait également être favorisée par la hausse générale des températures

Des actions telles que le fauchage tardif des bords de route et le pâturage extensif des prairies doivent être favorisées pour maintenir la situation positive de l’espèce.

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